*Bonne chance si vous lisez tout 8-p
Tout commença le 13 novembre 1909, à la suite d'un différend qui opposait les propriétaires des clubs membres de l'Eastern Canadian Hockey Association et les nouveaux propriétaires des Wanderers de Montréal, on décide de former une nouvelle ligue : la Canadian Hockey Association (qui se fusionne en 1910 à la National Hockey Association of Canada, ancêtre direct de la LNH). Dans la foulée de cette fondation, l'un des directeurs des Wanderers, Jimmy Gardner, et John Ambrose O'Brien eurent l'idée d'exploiter commercialement les rivalités entre anglophones et francophones et d'établir un club de hockey montréalais qui compterait en majorité sinon en totalité des joueurs d'expression française. Pour ce faire, ils chargèrent Jack Laviolette de recruter des francophones afin de former un nouveau club de hockey : le Club Athlétique Canadien.
Les années 40, 50 et 60 : le début du succès
Dick Irvin travaille à la reconstruction du Canadien. C'est en 1943–1944 qu'il met au point un trio d'impact exceptionnel : la Punch line composée de Toe Blake, Elmer Lach et d'un joueur francophone qui deviendra l'idole d'une nation : Maurice Richard. Irvin s'assure donc les services d'un gardien de but ambidextre : Bill Durnan (gagnant du trophée Vézina à sa première année et capitaine du Canadien, fait inusité pour un gardien). C'est à partir de Durnan que débuta la tradition des grands gardiens de but au sein du club. Ainsi, en 1943-1944, le Canadien remporte le championnat de la Ligue et la Coupe Stanley. Sous la direction d'Irvin, le Canadien remportera trois Coupes Stanley en plus de dominer parfois outrageusement le classement général. En 1944–1945, sur cinquante matchs, le Canadien accumule quatre-vingt points. Son plus proche rival, les Red Wings de Détroit , n'en accumulèrent que soixante-sept. Artisan de ce succès, Maurice Richard entre dans l'histoire en réalisant un exploit inédit : marquer 50 buts en 50 matchs. Ainsi, malgré ses succès, Dick Irvin sera remplacé lors de la saison 1955-1956 à la barre du Grand Club par un ancien joueur, Hector « Toe » Blake. En 1957, les frères Tom et Hartland Molson, propriétaires de la Brasserie Molson, achètent l'équipe. Toe Blake conduira l'équipe vers huit Coupes Stanley, dont une série consécutive de cinq victoires de 1956 à 1960, contribuant ainsi à faire du Club de hockey Canadien l'icône sportive qu'il est encore aujourd'hui auprès des amateurs. Pour ce faire, il s'appuiera sur de nouveaux joueurs talentueux, comme Jean Béliveau, Dickie Moore, Doug Harvey, Bernard « Boum Boum » Geoffrion, le gardien de but Jacques Plante et le Pocket Rocket, Henri Richard, frère cadet de Maurice. Une telle série de succès n'aurait cependant pas été possible sans un changement de philosophie à propos de la façon même de construire un club de hockey. Plutôt que d'exploiter un noyau de joueurs et, après certains succès, partir à la recherche de nouveaux espoirs, Frank Selke, mais surtout Sam Pollock, mettent sur pied un réseau de clubs-écoles qui servirent de véritables pépinières de talents pour le Canadien, assurant ainsi son succès à long terme. C'est ainsi que naît la Ligue de hockey junior majeur du Québec et tout un réseau d'équipes, de l'est à l'ouest du Canada, dont certaines glanent un grand nombre de spectateurs. C'est ainsi que vers 1952, le Grand Club est associé à quelque cinquante équipes juniors au Canada et aux États-Unis, et a accès à environ 1 500 jeunes joueurs prometteurs. C'est ce système, où les jeunes sont initiés à la mentalité, à la discipline et à la soif de vaincre de l'équipe qui fera la différence jusqu'à l'expansion de 1967. L'équipe en récoltera les fruits jusqu'à la fin des années 1970. Le Rocket Richard prend sa retraite en 1960, mais les Canadiens ne s'arrêtent pas pour autant : ils sont tout prêt de gagner une sixième Coupe en 1961, mais ils sont arrêtés en demi-finale par les Blackhawks de Chicago. La période de domination s'achève alors et Montréal doit attendre 1965 pour conquérir un nouveau titre, réitéré la saison suivante.
La dynastie des années 70
Montréal revient vite à la victoire en remportant dès 1971 une nouvelle coupe, grâce à la recrue gardien de but, Ken Dryden et à l'ancienne vedette des Leafs, Frank Mahovlich. Le capitaine Jean Béliveau, qui pense à prendre sa retraite depuis la saison précédente raccroche sur ce titre. Dryden devient un élément important de la conquête de la Coupe, remportant au passage le trophée Conn Smythe (joueur le plus utile des séries. MacNeil démissionne suite à des accusations de favoritisme envers les joueurs anglo-saxons du Tricolore. Il est remplacé par l'entraîneur Scotty Bowman. Après avoir perdu en quart de finale contre les Rangers de New York en 1972 (première saison de Guy Lafleur), ils remportent une nouvelle Coupe en 1973. Nouvel échec face aux Rangers en 1974 (premier tour) et échec en demi-finale face à aux Sabres de Buffalo en 1975, bien que faisant suite à un titre de division (premier depuis le passage à 8 équipes par division). Henri Richard prend sa retraite après cette saison, concluant la série de trente-trois saisons consécutives avec un Richard parmi l'effectif. En 1976, sous la direction de l'entraîneur-chef Scotty Bowman, ils sont allés gagner la Coupe une nouvelle fois, contrecarrant les Flyers de Philadelphie pour un troisième championnat consécutif. L'équipe était dirigée par Lafleur (qui était au milieu d'une série record de six saisons de cinquante buts et cents points par saison), Yvan Cournoyer, Ken Dryden, Pete Mahovlich, Steve Shutt, Serge Savard, Guy Lapointe et Larry Robinson (les trois derniers formant un trio puissant de défenseurs surnommé The Big Three). En 1976-77, le Canadien établit un record actuel en perdant seulement huit matchs au cours d'une saison de 80. Les Canadiens gagnent trois Coupes consécutives à la fin des années 1970. Bowman quitte l'équipe après la quatrième Coupe consécutive.
Années 80 & 90 : le début de la fin
Les meilleurs joueurs quittent l'équipe au début des années 1980, mais restent tout de même Bob Gainey, Larry Robinson et Guy Lafleur. De plus, se joignent à l'organisation l'ailier suédois Mats Näslund et Guy Carbonneau. À partir de la saison 1985-86, les Canadiens peuvent également compter sur les recrues Chris Chelios à la ligne bleue et, surtout, Patrick Roy devant le filet. Roy s'avère déterminant pour l'équipe et permet au CH de remporter sa seule Coupe Stanley de la décennie, en battant les Flames de Calgary en finale. Les Canadiens de Montréal remportent leur dernière coupe, la vingt-quatrième, contre les Kings de Los Angeles de Wayne Gretzky en 1993, lors du 100e anniversaire de la Coupe Stanley. Mais en 1995, les Canadiens manquent les séries éliminatoires pour la première fois depuis 25 ans, et seulement pour la troisième fois en 54 ans. En décembre de la même année, lors d'un match perdu 11-1 à domicile face aux Red Wings, l'entraîneur-chef Mario Tremblay refuse de retirer Patrick Roy du jeu, après la neuvième but, malgré les demandes répétées du gardien. Après être finalement sorti, Roy s'approche alors du président Ronald Corey et lui dit : « Ceci est mon dernier match dans l'uniforme des Canadiens de Montréal. ». Il est échangé à l'Avalanche du Colorado avec Mike Keane, en échange de Jocelyn Thibault, Andrei Kovalenko et Martin Rucinsky. Le 11 mars 1996, le Canadien remporte une victoire 4-1 contre les Stars de Dallas, lors du dernier match de l'équipe dans l'historique Forum de Montréal. Les Stars sont choisit comme adversaire car l'un de leurs joueurs, Guy Carbonneau, et leur directeur général, Bob Gainey, sont tous les deux d'anciens capitaines du Canadien. Suivant le match, une cérémonie de clôture a lieu, au cours de laquelle les différents capitaines en vie des Canadiens, portant l'uniforme actuel avec leur ancien numéro, se passent une torche, du plus ancien au plus récent : Émile Bouchard, Maurice Richard, Jean Béliveau, Henri Richard, Yvan Cournoyer, Serge Savard, Bob Gainey, Guy Carbonneau et enfin Pierre Turgeon. Trois capitaines en vie n'étaient pas disponibles, car encore en activité avec d'autres équipes : Mike Keane (Avalanche du Colorado), Kirk Muller (Islanders de New York) et Chris Chelios (Blackhawks de Chicago). L'équipe déménage dans le nouveau Centre Molson (rebaptisé Centre Bell en 2003) et vainc les Rangers de New York 4 à 2, le 16 mars 1996, lors du match inaugural. Montréal rate les séries éliminatoires trois saisons consécutives entre 1999 et 2001. Le propriétaire de l'équipe, la brasserie Molson, décide de se recentrer sur son c½ur de métier et de vendre les Canadiens. Après avoir échoué à intéresser un investisseur canadien, Molson vend 80,1 % de l'équipe et 100 % du Centre Molson à l'Américain George N. Gillett Jr pour 275 millions de dollars canadiens.
Les 24 Coupe Stanley
Les Canadiens figure au 1er rang des Coupe Stanley soit 24, avant les Maple Leafs de Toronto (13) malgré que l'équipe n'en aye gagné aucune depuis 16 ans.
-1915-16 : gagné contre les Rosebuds de Portland 3-2
-1923-24 : gagné contre les Maroons de Vancouver 2-0
-1929-30 : gagné contre les Bruins de Boston 2-0
-1930-31 : gagné contre les Blackhawks de Chicago 3-2
-1943-44 : gagné contre les Blackhawks de Chicago 4-0
-1945-46 : gagné contre les Bruins de Boston 4-1
-1952-53 : gagné contre les Bruins de Boston 4-1
-1955-56 : gagné contre les Red Wings de Détroit 4-1
-1956-57 : gagné contre les Bruins de Boston 4-1
-1957-58 : gagné contre les Bruins de Boston 4-2
-1958-59 : gagné contre les Maple Leafs de Toronto 4-1
-1959-60 : gagné contre les Maple Leafs de Toronto 4-0
-1964-65 : gagné contre les Blackhawks de Chicago 4-3
-1965-66 : gagné contre les Red Wings de Détroit 4-2
-1967-68 : gagné contre les Blues de Saint-Louis 4-0
-1968-69 : gagné contre les Blues de Saint-Louis 4-0
-1970-71 : gagné contre les Blackhawks de Chicago 4-3
-1972-73 : gagné contre les Blackhawks de Chicago 4-2
-1975-76 : gagné contre les Flyers de Philadelphie 4-0
-1976-77 : gagné contre les Bruins de Boston 4-0
-1977-78 : gagné contre les Bruins de Boston 4-2
-1978-79 : gagné contre les Rangers de New York 4-1
-1985-86 : gagné contre les Flames de Calgary 4-1
-1992-93 : gagné contre les Kings de Los Angeles 4-1
Records d'équipe
En carrière :
Plus de saisons : Henri Richard et Jean Béliveau (20)
Plus de matchs : Henri Richard (1256)
Plus de buts : Maurice Richard (544)
Plus de points : Guy Lafleur (1246 (518 buts, 728 aides))
Plus de minutes de pénalité : Chris Nilan (2248)
Plus de jeux blancs : George Hainsworth (75)
Plus de matches consécutifs : Doug Jarvis (560)
Plus de Coupes Stanley : Henri Richard (11)
En une saison :
Plus de buts : Steve Shutt et Guy Lafleur (60 (1977, 1978))
Plus de buts (défenseur) : Guy Lapointe (28 (1975))
Plus de buts (avantage numérique, défenseur) : Sheldon Souray (19 (2007))
Plus d'aides : Pete Mahovlich (82 (1975))
Plus de points : Guy Lafleur (136 (56 buts, 80 aides) (1977))
Plus de points (défenseur) : Larry Robinson (85 (19 buts, 66 aides) (1977))
Plus de points (recrue) : Mats Näslund et Kjell Dahlin (71 (26 buts, 45 aides), (32 buts, 39 aides) (1983, 1986))
Plus de minutes de pénalité : Chris Nilan (358 (1985))
Plus victoires : Jacques Plante et Ken Dryden (42 (1956 et 1962, 1976))
Plus de jeux blancs : George Hainsworth, (22 (1929))
En un match
Plus de buts : Newsy Lalonde (6 (10 janvier 1920) et (10 janvier 1914))
Plus d'aides : Elmer Lach (6 (6 janvier 1943))
Plus de points : Maurice Richard et Bert Olmstead (8 (5 buts, 3 aides), (4 buts, 4 aides) (28 décembre 1944), (9 janvier 1954))
Top 10 des pointeurs
1. Guy Lafleur (ailier droit) 962 matchs, 518 buts, 728 aides, 1246 points
2. Jean Béliveau (centre) 1125 matchs, 507 buts, 712 aides, 1219 points
3. Henri Richard (centre) 1259 matchs, 358 buts, 688 aides, 1046 points
4. Maurice Richard (ailier droit) 978 matchs, 544 buts, 421 aides, 965 points
5. Larry Robinson (défenseur) 1202 matchs, 197 buts, 686 aides, 883 points
6. Yvan Cournoyer (ailier droit) 968 matchs, 428 buts, 435 aides, 863 points
7. Jacques Lemaire (centre) 853 matchs, 366 buts, 469 aides, 835 points
8. Steve Shutt (ailier gauche) 871 matchs, 408 buts, 368 aides, 776 points
9. Bernard Geoffrion (ailier droit) 766 matchs, 371 buts, 388 aides, 759 points
10. Saku Koivu (centre) 791 matchs, 191 buts, 450 aides, 641 points
Temple de la renommée
-Howie Morenz (centre)
-Georges Vézina (gardien) - le trophée du meilleur gardien porte son nom, gardien calme
-Aurel Joliat (ailier gauche) - joueur rapide et talentueux
-Newsy Lalonde (centre) - marqueur naturel, style fluide, a le record du plus de but en un match (6)
-Joe Malone (centre) - agile, rapide
-Sprague Cleghorn (défenseur) - très robuste
-Herb Gardiner (ailier gauche) - beaucoup agit comme entraîneur aussi
-Sylvio Mantha (défenseur) - a amorcé sa carrière comme ailier, capitaine de 1926-1936
-Maurice « Rocket » Richard (ailier droit)
-Joe Hall (défenseur) - souvent puni
-George Hainesworth (gardien) - détient le record de jeux blancs avec le CH
-Jack Laviolette (défenseur) - fondateur, directeur général, entraîneur, capitaine, défenseur
-Didier Pitre (défenseur) - rapide,1er a marqué 5 buts en une rencontre
-Babe Siebert (ailier gauche) - a gagné 2 Coupe Stanley
-Bill Durnan (gardien) - gardien capitaine, ambidextre
-Toe Blake (ailier gauche) - membre du Punch Line, entraîneur
-Ken Reardon (défenseur) - robuste
-Émile Bouchard (défenseur) - grand capitaine
-Elmer Lach (centre) - membre du Punch Line, a le record de plus de passe en un match (6)
-Tom Johnson (défenseur) - a remporté 6 Coupe Stanley
-Jean Béliveau (centre)
-Bernard Geoffrion (ailier droit)
-Doug Harvey (défenseur)
-Dickie Moore (ailier gauche)
-Jacques Plante (gardien)
-Henri Richard (centre)
-Gump Worsley (gardien) - franc-parleur
-Frank Mahovlich (ailier gauche) - gentleman sur patin
-Yvan Cournoyer (ailier droit)
-Ken Dryden (gardien)
-Jacques Lemaire (centre) - joueur redoutable
-Bert Olmstead (ailier droit) - détient le record avec M. Richard pour le plus de points en une partie (8)
-Serge Savard (défenseur)
-Jacques Laperrière (défenseur) - a remporté 6 Coupe Stanley
-Guy Lafleur (ailier droit)
-Buddy O'Connor (ailier droit) - a remporté une seule Coupe Stanley
-Bob Gainey (ailier gauche)
-Guy Lapointe (défenseur)
-Steve Shutt (ailier gauche) - détient le plus de points pour un ailier gauche du CH (776), le plus de but en un saison pour le CH (60 - avec Lafleur
-Larry Robinson (défenseur)
-Denis Savard (centre) - utilisait le spinorama, meilleur pointeur recrue des Hawks avec 75 points
-Rod Langway (défenseur) - défenseur défensif
-Patrick Roy (gardien)
-Dick Duff (ailier gauche) - a gagné 6 Coupe Stanley
Maillots retirés :
#1 Jacques Plante G (7 octobre 95) - technicien et 1er gardien a avoir mit un masque
#2 Doug Harvey D (26 octobre 95) - 1er défenseur offensif, considéré meilleur défensur du CH
#4 Jean Béliveau (9 octobre 71) - gentleman, 1er pointeur des centres du CH (1219)
#5 Bernard Geoffrion (11 mars 06) - tir frappé foudroyant
#7 Howie Morenz (2 novembre 37) - joueur rapide, 1ère grande vedette du club
#9 Maurice « Rocket » Richard (6 octobre 60) - meilleur buteur du CH, considéré meilleur joueur du CH, héros des Québécois
#10 Guy Lafleur (16 février 85) - tir foudroyant, rapide, meilleur pointeur du CH (1246)
#12 Dickie Moore (12 novembre 05) - considéré meilleur ailier gauche du CH
#12 Yvan Cournoyer (12 novembre 05) - très rapide, gagnant de 10 Coupe Stanley
#16 Henri Richard (10 décembre 75) - a disputé le plus de matchs avec le CH (1259)
#18 Serge Savard (18 novembre 06) - membre du Big Three, inventeur du spinorama
#19 Larry Robinson (19 novembre 07) - meilleur pointeur défenseur du CH (883)
#23 Bob Gainey (23 février 08) - considéré meilleur attaquant défensif de la LNH
#29 Ken Dryden (29 janvier 07) - meilleur gardien des années 70
#33 Patrick Roy (22 novembre 08) - 2ème meilleur gardien dans les victoires dans la LNH (551)
Entraîneurs - 3 plus longs règnes :
1. Dick Irvin (1940-55)
2. Toe Blake (1955-68)
3. Scotty Bowman (1971-79)
Directeurs généraux - 3 plus longs règnes :
1. Frank J. Selke (1946-64)
2. Sam Pollock (1964-78)
3. Léo Dandurand (1921-35)